Trait d’histoire

Quelques traits historiques de Chanas

© Mairie de Chanas
© Mairie de Chanas

place-de-la-fontaine-chanas-3Notre commune a un passé peut-être ignoré mais qui mérite d’être connu, pour cela, posons quelques jalons dans le temps. Le premier à l’époque romaine. L’antique voie domitienne plus tard appelé « voie Magne » (la grande voie) passait à Chanas (Casnus), témoin la borne milliaire constituant « la fontaine du pèlerin » au pied des escaliers conduisant à l’église, dont la transcription quelque peu effacée, mais toujours lisible, a été donnée par l’archiviste départemental d’après le recueil d’Allmer et Terrebasse :

Impreratori Caesari T-Aélio Hadriano Augusto Pio, patrie patriae, pontifici, maximo, tribunicia podestate VII consuli IIII (millia passum XIII) ainsi traduit par les historiens :

A l’empereur César, T.Aélius, Hadrien, Antonin, Auguste Le Pieux, père de la patrie, pontife suprême, la septième année de sa puissance tributienne, la quatrième année de son consulat (14 milliers de pas).

Puis, survinrent les années noires des deux guerres où Chanas paya un très lourd tribut à la défense du pays. La guerre de 14-18 où 44 jeunes hommes firent le sacrifice de leur vie. Puis, plus près de nous le conflit de 39-45 encore très présent à nos mémoires et la tragique journée du 29 août 1944 où 19 de nos concitoyens, voisins et amis furent assassinés puis brûlés par les hordes nazie en déroute fuyant devant l’armée de libération débarquée en Provence quelques jours plus tôt commandée par le général De Lattre de Tassigny.

La dizaine de fontaines qui alimentaient autrefois le village (jusque vers les années 1948-50) dont deux coulent encore : la fontaine du pèlerin et celle de la montée de Chavanas seraient alimentées par les trop plein d’un tunnel creusé autrefois à flanc de coteau par les romains et qui servait à alimenter un camp militaire situé dans la plaine.